La Libye, un modèle pour la redivision du Moyen-Orient


Posted 01 sept 2011 — by Lazy French Bastard
Article original publié sur wsws.org :  http://www.wsws.org/francais/News/2011/aou2011/liby-a30.shtml

Par Bill Van Auken
30 août 2011
Une rubrique de Philip Zelikow, intitulée « La chute de Kadhafi renouvellera le printemps arabe, » et publiée lundi sur le site Internet du Financial Times, donne un aperçu des objectifs ambitieux poursuivis par Washington et les autres principales puissances impérialistes dans leur soi-disant intervention « humanitaire » en Libye.

Zelikow est un ancien conseiller au Département d’Etat conduit par Condoleezza Rice dans le gouvernement de George H.W. Bush durant la période de l’effondrement du bloc soviétique. C’est un conseiller expérimenté et qui jouit de la confiance de l’establishment politique américain, au point même d’avoir été pressenti pour le poste de directeur exécutif de la Commission d’enquête sur les origines des attentats du 11 septembre. A ce poste, il fut la personne sur qui reposait la responsabilité d’occulter le rôle joué par le gouvernement américain dans les attentats terroristes du 11 septembre.

Proche du Projet pour le nouveau Siècle américain (PNAC) et l’un des auteurs de la doctrine de guerre préventive prônée par Bush, Zelikow a une expérience approfondie, à la fois théorique et pratique, de la poussée de l’impérialisme américain à exercer son hégémonie sur l’ensemble du Moyen-Orient.

Zelikow débute sa rubrique en faisant tomber les arguments de ceux qui sont à la droite du Parti républicain et qui s’opposaient à la guerre en Libye au motif que c’était de l’« interventionnisme libéral. » Il rejette cet argument, disant que ce n’est qu’un simple malentendu « alimenté par une certaine rhétorique, notamment du gouvernement. » La guerre, écrit-il, a été lancée en raison de « l’histoire particulière [de la Libye]et d’une géographie du pays qui ont dûment justifié des calculs pragmatiques de la part des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de bien d’autres pays, selon lesquels il fallait saisir cette occasion pour aider les rebelles à se débarrasser de ce régime tout particulièrement dément. »

En d’autres termes, les principales puissances impérialistes on reconnu dans les événements en Libye des circonstances leur permettant de « saisir l’occasion » de mener une campagne militaire en faveur d’un changement de régime aux fins d’établir un contrôle rigoureux sur ce pays d’Afrique du Nord riche en pétrole.

Ces circonstances ont été en partie conditionnées par les soulèvements en Tunisie et en Egypte et leur écho au sein de la population libyenne sous la forme de manifestations contre le régime Kadhafi, qui ont été impitoyablement réprimées. Et ces circonstances ont aussi été en partie déterminées par le caractère de la Libye : un pays de moins de 6,5 millions d’habitants, ayant les plus vastes réserves pétrolière du continent africain et disposant d’un long littoral méditerranéen exposé directement à l’Europe méridionale.

Après avoir lutté jusqu’à la fin pour garder au pouvoir les régimes dictatoriaux de Moubarak et de Ben Ali en Egypte et en Tunisie, les impérialistes ont vu l’occasion d’utiliser le soi-disant « printemps arabe » comme alibi pour s’emparer du contrôle de la Libye, alors même qu’ils exploitent, au même titre que les élites dirigeantes locales, l’absence d’une direction révolutionnaire pour rétablir leur domination en Tunisie et en Egypte.

C’est ce qui a donné lieu à la guerre menée soi-disant pour des « raisons humanitaires » et pour « protéger des civils libyens, » des prétextes que Zelikow rejette à juste titre comme n’étant que de la rhétorique.

Comme le fait bien comprendre l’ancien responsable du Conseil de sécurité nationale (NSC) au Département d’Etat, ce processus ne s’arrêtera pas à la Libye. La guerre libyenne, dit-il, « renouvellera une dynamique. » Il poursuit en disant : « Le combat en Syrie, en s’intensifiant lentement, passera davantage encore au premier plan. »

En d’autres termes, ce qui est en jeu ce n’est pas simplement la prise de contrôle d’un pays, ce qui, en soi, est déjà important, mais plutôt le réaménagement d’une région tout entière.

Et qui, selon Zelikow, se trouve à l’avant-garde de ce « printemps arabe » soi-disant démocratisant ? Read More

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