Dix ans de recherche inutile et de fausses études sur le cancer à la clinique Mayo


Heidi Stevenson

Mercredi 17 Août 2011

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Gaia Health, Heidi Stevenson, 14 août 2011

Le rédacteur en chef du Lancet qualifie la fausse recherche médicale de « cicatrice sur la charogne de l’étique en science. » Mais ce n’est en réalité qu’un détail du système de supercherie généralisée en médecine.

      La science médicale trempe dans la supercherie. À la Clinique Mayo, à cause de fausses études et des recherches ultérieures basées sur elles, il apparaît que dix ans de recherche dans le but de devenir leader dans le domaine de la mobilisation du système immunitaire pour combattre le cancer ne valent rien.

      La rétractation de document de recherche médicale est à un summum sans précédant. Bien que l’erreur soit citée à 3 contre 1 sur la fraude, il faut se demander sérieusement si la simple étourderie est la cause principale. Après tout, ces études sont évaluées par des pairs. Elles sont censées avoir passé des examens rigoureux. Mais, qu’en est-il en réalité ?

      Comme les lecteurs de Gaia Health le constatent certainement sans cesse, la réalité est que, dans bien des recherches médicales, les défauts sont flagrants. Souvent, examiner simplement une étude, au lieu de la prendre au pied de la lettre, démontre qu’aucune preuve n’étaye ses conclusions.

      Ces mêmes études sont malgré tout citées en preuve de l’efficacité de médicaments et protocoles. Même après leur rétractation, l’impression donné par les documents ne disparaît pas. La recherche se fondant sur ces documents est déjà conçue et en cours.

      Les médecins détestent modifier leurs habitudes à cause de mauvaises études. Les modifications sont apportées plus volontiers quand de nouveaux médicaments et protocoles sont préconisés, pas quand les anciens sont discrédités. Voyez simplement ces médecins qui continuent à prescrire des bisphonates pour une affection inexistante, l’ostéopénie (pré-ostéoporose), et le traitement hormonal substitutif pour une autre maladie imaginaire, la ménopause – ou même la prescription routinière de médicaments contre la fièvre [*], qui a quasiment toujours des effets contraires.

[* Ndt : Il faut savoir que la fièvre est un mécanisme bénéfique de l’organisme. Parmi ses bienfaits, on peut citer la destruction des cellules cancéreuses avant qu’un vrai cancer ne se déclenche.]

Une meilleure détection des erreurs explique les rétractions ?

      Certaines revues médicales prétendent que les erreurs sont mieux détectées, ce qui implique qu’il n’y a pas vraiment augmentation des publications bidonnées. Cette explication ne résiste tout simplement pas à l’examen minutieux. Elles n’avancent aucune explication sur ce qui à présent pourrait améliorer la détection des erreurs. En d’autres termes, absolument rien n’étaye les affirmations des revues d’août, à part un vœu pieux.

      Pire, certaines prétendent que l’avènement de logiciels plagiés l’explique. Mais comment la conclusion de plagiat dans les document explique les fausses études ?

      La réalité élémentaire, c’est qu’elles découvrent davantage d’études frauduleuses parce qu’elles les recherchent réellement. Et pas du fait de leurs propres examens internes, mais à cause des scandales de fraude qui touchent les principaux médias.

Pourquoi tant de fraude dans les études médicales ?

      Il y a des sommes énormes à gagner en se débrouillant avec la fraude dans les études médicales. La raison est simple. Selon Richard Horton, rédacteur en chef du Lancet :

      Un seul article dans le Lancet et vous décrochez une position d’autorité et récupérez votre argent. C’est votre passeport pour le succès.

      C’est une question d’argent. Soyez publié dans un grand journal médical et vous campez votre avenir. La plupart des pairs examinateurs font leurs propres études. C’est ce qui fait d’eux des pairs. Ils veulent pouvoir publier. Par conséquent, ils ne sont pas particulièrement enclins à aller au-delà de commentaires négatifs pour la forme. Ils ne veulent manifestement pas s’aliéner les auteurs de documents, car ils sont publiés eux-mêmes ou espèrent l’être.

      L’examen des pairs est une comédie. Le seul type d’examen ayant un poids réel est celui d’examinateurs indépendants de la profession. Pourtant, pendant des décennies, nous avons eu l’examen de pairs faisant étalage de panacées en décidant de la légitimité de documents. C’est incontesté, alors qu’un petit examen du concept démontre qu’il engendre presque à coup sûr une œuvre frauduleuse présentée comme de la science authentique.

La fraude est une plaie en science

      Richard Horton affirme que cette fraude « est une cicatrice sur la charogne de la moralité en science. » C’est sûrement vrai. Combien de patients ont subi des dommages ? Nous ne le saurons probablement jamais, comme le montrent ces exemples :

      – Le Vioxx, le médicament contre la douleur qui occasionne des crises cardiaques.

      – Les études profondément bidonnées sur les statines, qui cachent leurs effets indésirables, sans parler de leur inefficacité.

      – Les études sur les antidépresseurs et les antipsychotiques qui ont aussi masqué leurs effets indésirables et leur inefficacité.

      – Les études fourvoyées sur le sel qui continuent de prétendre qu’un apport plus faible en sel doit être préconisé, alors que le contraire est probablement vrai. Il existe chez la plupart des gens une relation directe entre la consommation de sel et la mortalité. Comme le démontre une étude authentique publiée dans JAMA, plus la consommation de sel est faible, plus le taux de mortalité est élevé.

[Ndt : C’est très intéressant ! La publicité anti-sel dont on nous assomme pourrait être la preuve de cela. Mais il faudrait analyser cette étude en détail car c’est certainement dans les sociétés bien équipées, avec des égouts et de l’eau potable, et donc où la vie est la plus longue, que l’on mange le plus de sel.]

      Comme documenté dans cette opération d’infiltration, le système censé lutter contre les études bidonnées avant même qu’elles n’atteignent le stade de la publication est lui-même corrompu. La fraude est systémique, depuis le début des essais de médicaments financés directement et indirectement par Big Pharma ; chez les chercheurs en concurrence qui espèrent gagner leur premier million ; dans les revues, presque entièrement financées par la publicité de l’industrie pharmaceutique, qui acceptent des rapports frauduleux en utilisant un système d’examen par les pairs manifestement partial pour se cacher derrière ; chez les médecins choisissant d’accepter aveuglément ce que disent les articles des revues, parce qu’il est facile de cautionner le système, et aussi de lui amener des patients.

Dévoiler la corruption inhérente à la médecine conventionnelle

      Oui, c’est par le principe de la preuve que la médecine conventionnelle prétend justifier son existence. Au lieu de cela, elle démontre que la médecine conventionnelle est tout sauf étayée par des preuves. La plupart des traitements de la médecine moderne n’ont aucune base solide, comme cela devrait être parfaitement manifeste du fait de la constante augmentation du taux des maladies chroniques.

      Voyez l’arrivée des maladies résistantes aux médicaments. Souvent bien plus virulentes, elles sont en pleine expansion galopante. Ou voyez les fausses allégations sur l’éradication de maladies grâce aux vaccins, alors que tout examen rationnel des évidences démontre que ce n’est pas la médecine moderne que nous devons remercier, mais la nourriture appropriée, l’eau potable, et les réseaux d’assainissement [égouts]. Considérerez l’avènement d’une nouvelle sorte de coqueluche, dix fois plus virulente que l’ancienne version et due au vaccin lui-même, bien qu’elle soit imputée aux non vaccinés !

      Même après un succès apparent, nous constatons souvent qu’il est de courte durée et que nous sommes face à des problèmes pires que ceux apparemment résolus.

      Nous sommes à vrai dire entrés dans une nouvelle ère de la médecine conventionnelle. Les patients doivent malheureusement être courageux, car ils doivent à chaque minuscule ressource et ressort qu’ils peuvent trouver d’éviter d’être un peu plus que des cobayes de tout ce qui arrive à jaillir de la pseudo-science de la médecine moderne.

      Bien que le commentaire de M. Horton sur les études frauduleuses, la « cicatrice sur la charogne de l’éthique en science, » soit vrai, la vérité complète est bien plus démoralisante. Le système entier de la médecine conventionnelle est devenu une cicatrice sur la psyché et le soma de l’humanité.

Original : gaia-health.com/articles501/000510-drug-study-corruption.shtml

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Mercredi 17 Août 2011

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