POUR UNE APPROCHE AFRICAINE DE LA CRISE LIBYENNE !


image

Mohammed ESSAHLAOUI

Dimanche 7 Août 2011

Depuis le déclenchement le 17 Février 2011 de ce que les analystes internationaux avaient déjà appelé : la crise libyenne, tous les regards s’étaient focalisés, sans hésitation, sur des solutions exclusivement économico-militaro-sécuritaires.

Ce ne fut pas un choix fortuit ni arbitraire, d’autant que toutes les capitales du « monde libre » avaient opté pour la solution militaire, sous l’ultime prétexte, que le colonel Kadhafi ne comprendrait que ce genre de discours.

Force était de rappeler, par ailleurs, que c’était la meilleure occasion pour les uns et pour les autres de régler son compte à ce leader africain, aussi rétif qu’un cheval sauvage, des vieux temps.

Il a été si aisé de convaincre les autres Etats de la région, du bien fondé des décisions adoptées par les chancelleries des grandes capitales à l’encontre du fou gueux El gadhafi, un personnage intempestivement encombrant et particulièrement gênant pour l’ensemble de la communauté internationale.

Pour ce qui est, évidemment, des arguments chocs non déclarés de vive voix, il s’agissait toujours de mettre la main sur les fabuleuses ressources naturelles dont jouit le sous sol libyen, non sans convoitise ni jalousie d’autres pays, frères et amis.

Puis, ce fut au tour des stratèges militaires de l’OTAN de suggérer avec enthousiasme et assurance difficilement soutenables, leur expérience unique et hors normes : la pertinence des frappes aériennes, ciblées et limitées dans le temps et dans l’espace.

Après de longs mois consacrés à des opérations de reconnaissance menées par des appareils spécialisés, les avions bombardiers sous le commandement de l’OTAN, entrèrent en action, jours et nuits, pour pilonner des cibles de commandements des forces loyalistes, terrées aux portes d’Elaazizia.

Les journalistes qui avaient pour mission de couvrir les rares interventions des avions de l’OTAN, contre des troupes de Kadhafi qui, soi-disant menaçaient des populations, racontèrent avec stupéfaction que les appareils otaniens avaient cela de particulier : ils se trompaient le plus souvent de cibles.

Face à une résistance inattendue des troupes loyalistes, et à une impuissance surprenante des insurgés à défendre des sites conquis puis à continuer leur avancée en direction de Tripoli, tous ces facteurs, et bien d’autres, conjugués sur les champs de batailles semblent rendre illusoire, toute issue strictement militaire à la crise libyenne.

Comme par hasard, on assiste ces derniers jours, à l’expression d’un véritable mea culpa de toutes les parties qui n’avaient jamais cessé de privilégier l’approche exclusivement militaire, au détriment des approches politiques, en l’occurrence celles préconisées depuis l’éclatement du conflit, par l’Unité Africaine(…).

Pour sortir, et faire sortir(…) les parties qui le souhaiteraient, du pétrin des sables mouvants, de l’interminable désert libyen, sauve qui peut. !

Bienvenue, donc aux approches salutaires et salvatrices et hommage à l’africanité des solutions de crises africaines. !

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI

http://www.alterinfo.net/POUR-UNE-APPROCHE-AFRICAINE-DE-LA-CRISE-LIBYENNE-_a62035.html

Cet article a été publié dans Monde. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s