AFP, une machine à désinformer. Etude de cas


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Gisements gaziers : le Liban et Israël en eaux troubles

AFP, mercredi 03/08/2011 à 08:13

Un désaccord sur le tracé de la frontière maritime entre le Liban et Israël avec en arrière-plan le contrôle d’importants gisements gaziers, fait monter la tension entre les deux pays et attise les craintes d’un nouveau conflit.

Début juillet, le gouvernement israélien a provoqué la colère de Beyrouth en soumettant à l’ONU, chargé d’une médiation, un tracé différent de celui proposé l’année dernière par le Liban à l’ONU et qui était moins favorable à Israël.

Les autorités libanaises assurent que leur tracé est conforme à un accord d’armistice élaboré en 1949 et qu’Israël n’a pas contesté.

Elles estiment aussi qu’un accord de délimitation de l’espace maritime entre Israël et l’île voisine de Chypre signé en 2010 ne fixe pas les mêmes limites que celles établies en 2007 entre le Liban et Chypre.

Aucun des deux pays ne semble prêt à céder, tout particulièrement depuis la découverte dans la zone disputée de réserves énergétiques sous-marines susceptibles de générer des milliards de dollars.

Le nouveau gouvernement libanais, dominé par le Hezbollah chiite, a promulgué un décret fixant la zone économique exclusive du pays, au sein de laquelle il peut explorer puis exploiter les ressources sous-marines, selon le ministre de l’Energie, Gebrane Bassil.

"Israël ne peut pas d’une façon arbitraire ignorer la loi internationale avant d’agresser le Liban en créant une zone de conflit dans nos eaux" (territoriales), explique M. Bassil. "Il ne suffit pas simplement de tracer une ligne et déclarer ce qui est à eux".

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dont le parti a mené une guerre dévastatrice contre Israël en 2006, s’est impliqué dans le débat en mettant en garde la semaine dernière l’Etat hébreu contre toute tentative de pillage des ressources en hydrocarbures au large du Liban.

Qu’Israël tienne le Liban pour un pays ennemi ne peut surprendre. Si les Martiens refusaient de reconnaître Israël et s’interrogeaient sur l’histoire de la seconde guerre mondiale, il est probable qu’une initiative à l’ONU déclarant Mars planète antisémite et que le Mossad s’attaque à cette planète en pratiquant, comme il le fait un peu partout dans le monde et récemment en Iran (cf. article joint plus bas), les « assassinats ciblés ». Particulièrement si Mars recelait des ressources naturelles. [Mais que l’AFP déclare que c’est le Liban et plus précisément le Hezbollah qui « a mené une guerre dévastatrice contre Israël en 2006 », c’est exprimer un parti pris contraire aux faits et à l’éthique élémentaire d’une agence de presse.

Dans le même temps, l’ONU et les diplomates exhortent les deux parties à faire preuve de retenue et à s’asseoir à la table des négociations pour résoudre la crise, qui porte sur une zone de 854 km².

"C’est tellement habituel que des pays voisins aient (…) des revendications qui se chevauchent que c’en est de la routine", estime un haut responsable au département d’Etat américain, sous couvert d’anonymat. "Il y a des mécanismes à la disposition des deux pays pour résoudre le problème avec des moyens pacifiques", depuis les négociations directes jusqu’à un arbitrage contraignant, explique-t-il.

Les Etats-Unis se donnent une posture de neutralité qui ne correspond pas au soutien indéfectible (contraire aux intérêts US) que Washington apporte à Israël.

Comme lui, d’autres diplomates interrogés par l’AFP estiment que malgré le ton qui monte, personne n’a intérêt à engager un conflit compte tenu des enjeux économiques, d’autant que les sociétés d’exploitation gazière risquent de bouder la zone en cas d’escalade.

"Les entreprises qui font ce type de travail évitent les eaux troubles comme la peste. Elles ne veulent pas se retrouver mêlées à des problèmes juridiques ou à un différend", explique le diplomate américain.

Pour un autre diplomate occidental à Beyrouth, les arguments du Liban semblent meilleurs que ceux d’Israël, mais il faudra du temps pour régler l’affaire.

Interprétation : il faudra donner le temps à Israël, comme sur tous les autres litiges, de pratiquer la règle ordinaire en usage chez les pirates : « ce qui est pris n’est plus à prendre ». Israël fabrique le droit à partir des états de faits, fondés sur la terreur des populations civiles désarmées, avec la complicité active des nations « démocratiques développées ».

Le fait que les deux pays soient encore techniquement en guerre est aussi un obstacle aux discussions directes. Et le Liban n’a pas encore entamé l’exploration de ses fonds sous-marins, même dans sa zone non contestée.

Le Liban n’est pas « techniquement en guerre » avec Israël. C’est Israël qui agresse ses voisins et représente un corps étranger dans cette région du monde avec laquelle il n’entretient aucun échange, pas même avec les pays qui l’ont reconnu, le fusil dans le dos et la dignité aux abonnés absents.

"Le Liban est très en retard sur Israël. Il faudrait qu’il mette en place un cadre juridique pour favoriser la recherche et l’exploration", explique le diplomate occidental.

Ce n’est pas « juridiquement » que le Liban est « très en retard sur Israël ». Tout le monde voit bien qu’Israël est la caserne de la planète la mieux défendue, avec en prime les armadas US et européennes, si besoin est. Cela n’a pas empêché le Hezbollah en 2006 de relativiser les performances de la quincaillerie, largement surestimée chez nous auprès des complexés habituels, victimes consentantes et invertébrées de la propagande sioniste.

Pour les diplomates, la meilleure solution pour les deux pays est de laisser l’arbitrage suivre son cours tout en explorant en dehors de la zone disputée.

"De toute évidence, il faudra qu’une procédure résolve à l’avenir" la question de ce tracé maritime, explique le diplomate américain. "Dans le même temps, les deux pays sont tout à fait libres d’exploiter les zones qui ne sont pas disputées".

« Laisser l’arbitrage suivre son cours ». Les pousse-crayons de l’AFP savent tous qu’il n’y a pas d’arbitrage neutre dans ce monde de fous et de défroqués. Et qu’à chaque fois qu’on l’a laissé s’exercé ou Israël s’en fiche comme d’une guigne ou les puissants bloquent les résolutions qui ne lui sont pas favorables.

« LE MEILLEUR DES MONDES »

Voilà un exemple pédagogique de ce qu’on peut lire tous les jours dans les dépêches d’agences sous contrôle, censurées ou autocensurées. Et dire que ces braves passent le plus clair de leur temps à nous donner des leçons ou à nous bombarder si l’on s’avisait de ne pas les suivre.

Evidemment nous ne sommes pas exemplaires. Le plus indulgent d’entre nous sait qu’on est très loin de prétendre l’être. Mais ne devrions-nous pas attendre de ces spécialistes de la pantalonnade qu’ils soient au moins plus vertueux avant de venir nous vendre leurs valeurs dont la cote ces derniers temps ne vaut pas tripette.

Nous vendre la démocratie, la liberté d’expression, le développement, la science, la technologie et… la « fin de l’histoire ». Soit. Mais au moins qu’ils les pratiquent chez eux et arrivent à convaincre les Espagnols, les Grecs, les Portugais, les Américains, les Irlandais, les Islandais… que le monde est maintenant meilleur.

Maintenant que les communistes athées, primitifs et liberticides ne sont plus là depuis plus de 20 ans pourquoi donc ce monde est-il si dangereusement mal fichu ?

Maintenant que le Pacte de Varsovie n’est plus là, pourquoi l’OTAN va-t-il guerroyer en Afghanistan, avec un Karzaï à la tête d’une bande de criminels et de trafiquants d’opium (dont le commerce représente 80% du PIB du pays) ?

Le dictateur Saddam n’est plus là. Pourquoi donc la mort de centaines de milliers d’Irakiens n’apporte pas la paix et la prospérité ?

Ça donne envie de faire comme l’autre rigolo de service (qui fume du thé et regarde son monde de profil), et écrire à Georges Orwell pour l’informer qu’on n’est plus en « 1984 ».

Et de rêver à une autre nuit du 04 août. Qui sait ?

Djeha,

Mercredi 03 août 2011

Ce sont eux qui les fabriquent et ce sont eux qui se proposent des les exfiltrer et de les héberger lorsqu’ils sont hors d’usage, quand ils ne jettent pas – c’est le cas le plus fréquent – à la poubelle de l’histoire après qu’ils aient servi. Tous les Ben Laden et les harkis en savent quelque chose…

Ce n’est ni à Augias ni à Héraclès de nettoyer nos écuries. C’est à nous que ce sale boulot revient et seulement à nous.

Benyamin Ben-Eliezer dit avoir proposé l’asile à Hosni Moubarak

Associated Press, mercredi 03/08/2011 à 12:17

Un député israélien, Benyamin Ben-Eliezer, a affirmé mercredi qu’il avait proposé l’asile à Hosni Moubarak à l’époque où il était encore président en Egypte, et que ce dernier avait refusé "parce qu’il était un patriote". Benyamin Ben-Eliezer a déclaré à la radio de l’armée israélienne qu’il avait fait cette proposition il y a plusieurs mois en rendant visite à Hosni Moubarak, qui était alors confronté à une vague croissante de contestation. Les deux hommes sont amis. Un porte-parole du gouvernement israélien, contacté, n’a pas pu dire dans l’immédiat si cette offre avait reçu le feu vert du gouvernement. AP

Avant, ces criminels joueaint les passe-murailles et rasaient les murs. Maintenant ils revendiquent leurs crimes, font le bras d’honneur au monde et disent à l’"autre": "Pousse avec eux! Et assoie-toi dessus, tu verras Montmartre."

Le Mossad soupçonné du meurtre d’un scientifique iranien

Adrien Jaulmes, Le Figaro, mardi 02/08/2011 à 23:37

L’assassinat d’un physicien nucléaire à Téhéran aurait été dirigé par Tamir Pardo, selon le Spiegel.

Le Mossad serait responsable de l’assassinat du physicien nucléaire iranien Darius Rezainejad, abattu le 23 juillet dernier de cinq balles par deux hommes à moto dans une rue de Téhéran. Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui cite une source proche des services de renseignements israéliens, cette action serait la première opération dirigée par le nouveau chef du Mossad, Tamir Pardo, et ferait partie d’un plan visant à saboter par tous les moyens le programme nucléaire iranien.

Il est curieux que le Mossad revendique aussi clairement un assassinat, l’une des règles de la guerre de l’ombre étant de ne jamais démentir, ni revendiquer quelque action que ce soit. Mais il est en revanche tout à fait plausible que cette mort ne soit pas totalement fortuite. Les autorités iraniennes avaient accusé, la semaine dernière, Israël et les États-Unis d’être responsables de l’attentat. Ali Larijani, le président du Parlement iranien, l’avait qualifié d’«acte terroriste américano-sioniste».

La mort du scientifique avait donné lieu à des déclarations confuses: les médias iraniens avaient d’abord présenté la victime comme étant un spécialiste de physique nucléaire travaillant pour l’Organisation de l’énergie atomique iranienne et le ministère de la Défense. Puis les autorités avaient imposé une nouvelle version, décrivant le scientifique comme un simple étudiant en maîtrise d’électricité. Il n’en reste pas moins que cet assassinat n’est pas le premier, et que le métier de scientifique nucléaire en Iran est devenu dangereux.

En novembre dernier, un autre ingénieur spécialiste du nucléaire, Majid Shahriar, avait été tué par une bombe placée contre sa voiture par des inconnus à moto dans une rue de Téhéran. Un attentat simultané avait blessé un autre scientifique nucléaire de haut niveau, Fereidoun Abbasi. En janvier 2010, Massoud Ali Mohammedi, autre expert en physique nucléaire, avait été tué par l’explosion d’une moto piégée.

Les spécialistes du renseignement considèrent que ces meurtres en série sont trop nombreux pour ne pas être un tant soit peu coordonnés. Sur fond de mystérieux virus informatiques qui ont infecté l’an dernier les ordinateurs contrôlant les centres nucléaires iraniens, ces morts brutales visent des scientifiques directement liés à la recherche nucléaire en Iran. Les services secrets israéliens ont déjà, par le passé, eu recours à l’assassinat quand les intérêts vitaux de leur pays étaient menacés, et Israël considère le programme nucléaire iranien comme un danger majeur. Tamir Pardo, le nouveau chef du Mossad, a succédé au début de l’année à Meir Dagan, qui était considéré comme l’un des principaux responsables des actions clandestines contre le programme iranien.

Des organisations clandestines comme le groupe sunnite Joundallah, basé au Balouchistan iranien, ont déjà commis des attentats visant des installations militaires iraniennes, et ont souvent été accusées par Téhéran de coopérer avec des services secrets étrangers.

http://www.alterinfo.net/AFP-une-machine-a-desinformer-Etude-de-cas_a61908.html

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